Economie: Autoroutes: une aubaine pour les hôteliers gadiris

Posté par: Visiteursur 29-07-2012 23:15:13 917 lectures L’infrastructure dope l’activité La clientèle nationale génére 30% des arrivées et 14,07% des nuitées dans la station balnéaire

AGADIR-MARRAKECH ou Marrakech-Agadir, en parcourant le trajet autoroutier mis en service en juin 2010 pour relier le Souss à la Ville ocre, il ne parait pas trop fréquenté. Pourtant la circulation journalière moyenne enregistrée est respectivement de 6.185 véhicules selon un rapport des autoroutes du Maroc. Cela n’est pas sans effet bien sûr, sur l’activité touristique de la station balnéaire d’Agadir.


Depuis l’ouverture de l’autoroute, le marché émetteur national est en progression sur la destination. Avant de venir à Agadir, les touristes nationaux réfléchissaient à deux fois sur le comment y parvenir. Venir en voiture ou en autocar était trop long et le trajet en avion toujours trop cher surtout en famille nombreuse. Aujourd’hui la question ne se pose plus. L’autoroute a véritablement rapproché le Souss de Marrakech, de Casablanca et même de Rabat.

L’effet est particulièrement visible les week-ends dans les établissements hôteliers, souligne Chafik Mahfoud Filali, DG de l’hôtel Kenzi Europa hôtel à Agadir. D’une manière globale cela se traduit par une hausse de l’activité du marché émetteur national dans la destination. En juin dernier comparativement à la même période l’an passé les arrivées des touristes nationaux ont connu, selon les chiffres communiqués par le conseil régional du tourisme, une augmentation de 28,90%. Côté nuitées la hausse était de 28,74% par rapport à juin 2011.

Pour les six premiers mois de 2012, la clientèle nationale a généré 30% des arrivées et 14,07% des nuitées enregistrées dans la destination. Cela ne profite pas à tous les établissements. De fait les unités hôtelières qui marchent le mieux dans la station balnéaire sont les cinq et quatre étoiles. Selon un professionnel du tourisme, 17% de la capacité hôtelière de la ville enregistre une moyenne de 25% de l’activité touristique de la station balnéaire tous marchés confondus.

Le reste du parc hôtelier continue à souffrir malgré la reprise toute relative relevée en juin dernier, car elle fait référence à une période 2011 où les retombées du printemps arabe commençaient à avoir un impact très négatif sur la destination. De l’avis de Chafik Mahfoud Filali, la véritable reprise ne se fera sentir qu’en été 2013.

En attendant il faut continuer à miser sur le marché national qui est et restera une valeur sûre. Un produit adapté à la demande de cette clientèle et une politique des prix similaires à celle pratiquée sur les marchés émetteurs étrangers pourraient cependant renforcer cet effet d’entraînement généré par l’autoroute Agadir-Marrakech sur la destination.

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