Société: Les grandes écoles publiques plébiscitées, l’université critiquée

Posté par: Visiteursur 12-06-2013 21:00:43 633 lectures Le grandes écoles publiques sur concours représentent la référence pour les parents d'élèves en matière de qualité des formations alors que l’université publique véhicule une image négative.

ENCG, ISCAE, Ecole Hassania et Mohamedia des ingénieurs... Lorsqu’il s’agit des grandes écoles publiques sur concours, le secteur public représente la référence pour les parents d'élèves et des bacheliers en matière de qualité des formations supérieures, selon les résultats d'une étude de grande envergure lancée par HEM (Groupe Hautes Etudes de Management) sur l'enseignement supérieur au Maroc.


Cette image est toutefois contredite par l’université publique, qui elle, a une image négative, note la même étude, menée à l'occasion du 25ème anniversaire de HEM Ainsi, les informations issues du qualitatif corroborant les résultats quantitatifs, montrent que les bacheliers et leurs parents ont une très bonne perception du système grande école publique, qui allie qualité et gratuité et par rapport auquel, l’accès demeure un idéal, difficile à atteindre.

En revanche, les informations diffusées par capillarité entre les étudiants des différents établissements génèrent une opinion plus nuancée intégrant les avantages et inconvénients de ces établissements.

Les avantages déterminants dans la perception des grandes écoles publiques et qui ont été mentionnés avec un niveau de récurrence élevé lors de la phase qualitative sont le diplôme étatique, la qualité de l’enseignement, l’employabilité, la qualité des étudiants, la possibilité de travailler dans le secteur public, la discipline, la gratuité des études et la qualité de l’encadrement.

En parrallèle, note l'étude, les inconvénients déterminants dans la perception des grandes écoles publiques, et qui ont été mentionnés avec un niveau de récurrence élevé lors de la phase qualitative sont la difficulté d’accès, le sureffectif dans certaines écoles, le manque de formation en communication et développement personnel, le manque de motivation des professeurs, le manque de pratique et d’outils pédagogiques performants, l’éloignement géographique et le manque d’ouverture sur le monde de l’entreprise dans certaines écoles.

Si la gratuité des études est déclarée sans détour être un avantage déterminant de l’université publique par les parents, ceux-ci, dans leur écrasante majorité, ne manquent généralement pas d’évoquer leurs faibles moyens empêchant la scolarisation de leurs enfants dans des établissements plus prometteurs en termes d’avenir. Par ailleurs, la possibilité de poursuivre des études doctorales constitue aux yeux de l’ensemble de la cible, un critère suffisamment important à son tour pour figurer en bonne place parmi l’ensemble des critères.

La qualité perçue du système public universitaire oscille entre les valeurs moyennes et insuffisantes. Le caractère négatif de cette perception se dégrade au fur et à mesure de l’évolution du statut de l’apprenant : l’appréciation insuffisante à très insuffisante passe de 38,57 pc chez les bacheliers à 49,14 pc chez les étudiants, selon l'étude qui estime en général, que l'offre de l’enseignement supérieur au Maroc est jugée majoritairement moyenne mais tend significativement vers les valeurs positives, surtout chez les parents de bacheliers qui restent confiants par rapport à des structures de formation certes inégales en terme de performance, mais constituant globalement un ensemble plutôt favorable.

MAP