Gaza: les Palestiniens manifestent, Israël continue de frapper

Date 02-01-2009 19:31:26 | Sujet : Actualité Mondiale

Des milliers de Palestiniens ont manifesté vendredi en Cisjordanie contre l'offensive israélienne à Gaza, où trois enfants d'une même famille ont été tués au septième jour des raids.

A Jérusalem-Est occupé, où la police israélienne a déployé d'importants renforts et limité l'accès à l'esplanade des Mosquées, près de 3.000 fidèles ont prié dans le calme.
Des heurts entre lanceurs de pierres palestiniens et police israélienne ont toutefois éclaté après les prières dans plusieurs quartiers, a constaté un photographe de l'AFP.

Les policiers israéliens ont tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Des manifestations ont également eu lieu en Cisjordanie à l'appel de mouvements palestiniens, notamment du Hamas, qui avait proclamé vendredi "journée de la colère" contre l'offensive israélienne.

A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, des milliers de manifestants encadrés par un important dispositif de sécurité ont défilé après la grande prière du vendredi.

Brandissant des drapeaux palestiniens et du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, ainsi que quelques bannières du Hamas rival, les participants scandaient "nous sommes prêts à sacrifier notre âme et notre sang pour Gaza".

Ils ont aussi crié des slogans de soutien au Hamas, appelant le Premier ministre du mouvement qui contrôle Gaza, Ismaïl Haniyeh, "à frapper Tel-Aviv".

"O Qassam, amenez les voiture piégées", ont scandé des centaines de manifestants à Naplouse, plus au nord, faisant allusion à la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine Al-Qassam.

Dans le sud de la Cisjordanie, des rassemblements ont eu lieu dans la région de Bethléem. A Hébron, un millier de manifestants ont été dispersés à coup de matraques et par des tirs en l'air de la police palestinienne après avoir lancé des pierres sur les forces de l'ordre, selon des témoins.

Le raid qui a coûté la vie aux trois petits Palestiniens, Iyad, Mohammad et Abdelsattar Al-Astal, âgés de sept à dix ans, s'est déroulé dans la localité d'Al-Qarara, dans le sud de la bande de Gaza.

Il visait apparemment un site utilisé par des activistes pour tirer des roquettes, selon des témoins.

D'après un bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein, 430 Palestiniens ont été tués et quelque 2.500 blessés depuis le 27 décembre, début de l'opération "Plomb durci" visant à contraindre le Hamas à stopper les tirs de roquettes sur Israël.

Parmi eux figurent des dizaines de civils, dont 65 enfants "âgés de moins de 16 ans", selon le Dr Hassanein.

Un autre raid a visé la maison d'un chef des brigades Ezzedine Al-Qassam, dans le centre de la bande de Gaza, ont indiqué des témoins sans faire état de victime.

La "journée de la colère" a été décidée par le Hamas après la mort jeudi dans la bande de Gaza d'un de ses chefs, Nizar Rayan, dans un raid aérien qui a aussi coûté la vie à ses quatre épouses et à 11 de ses enfants.

Des milliers de Palestiniens criant vengeance ont participé vendredi à ses obsèques.

En Israël, le Premier ministre Ehud Olmert, les ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni et de la Défense Ehud Barak tenaient des consultations en soirée à Tel-Aviv sur la suite à donner à l'offensive à Gaza, où une opération terrestre semble de plus en plus imminente.

A Washington, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a prôné un cessez-le-feu "le plus vite possible", mais a souligné qu'il devait être "durable" et ne pas permettre un retour au "statu quo".

Israël a rejeté mercredi des proposition de trêve formulées par l'Union européenne. Le président français Nicolas Sarkozy est attendu lundi dans la région pour "chercher les chemins de la paix", selon l'Elysée.

Par ailleurs, le coordinateur humanitaire de l'ONU dans les territoires palestiniens Maxwell Gaylard s'est inquiété "de la crise humanitaire" à Gaza.

Dans le monde, des manifestations ont été signalées à Kaboul, Jakarta, Istanbul, et dans plusieurs villes d'Iran, notamment à Téhéran.

L'opération israélienne bénéficie d'un très large consensus au sein de la population juive, 95% des personnes la soutenant, dont 80% sans réserve, selon un sondage publié dans le quotidien Maariv.

En dépit des raids, les tirs de roquettes palestiniennes sur le territoire israélien n'ont pas cessé ces derniers jours, et ont touché jusqu'à la ville de Beersheva, à 40 km de la bande de Gaza.

Plus de 360 de ces engins au total, selon Israël, ont fait depuis le 27 décembre quatre morts, dont un soldat, et une dizaine de blessés. L'armée a fait état de plus de 20 tirs de roquettes vendredi.

AFP



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