Une brève histoire d'Agadir |
Agadir est l’une des plus belles baies du monde : neuf kilomètres de sable fin
baignés par les eaux vivifiantes de l’Atlantique. Le soleil y brille 300 jours
par an, surtout en hiver. L’arrière-pays d’Agadir, la région du Souss, offre une
infinité de trésors à découvrir.
A l’origine, un village de pêcheurs berbères…
Il était une fois une rade bien abritée, dotée de surcroît d'une source, fort
appréciée des marins carthaginois, phéniciens puis portugais ; ces derniers
établissent un comptoir en 1505. Ils en sont délogés en 1541 par Mohamed Echeikh
el Mehdi, fondateur de la dynastie saadienne, qui souhaite ainsi contrôler le
commerce transsaharien et la route de l'or. XVIIe siècle, sous la dynastie
berbère de Tazeroualt, Agadir devient un port important : canna à sucre, dattes,
cire, peaux, huile, épices, or transitent alors vers d'autres continents par les
flots . Activité commerciale qui n'a jamais cessé puisque aujourd'hui Agadir
est
le plus important port de pêche du Maroc. La nouvelle ville allie modernité et
simplicité : de grands espaces verts, de larges avenues, des jardins fleuris,
une architecture contemporaine élégante. Au charme de la cité blanche s'ajoutent
les dix kilomètres de plages de sable fin de l'une des plus belles baies du
monde baignée par les eaux d'une anse calme et peu profonde, bordée
d'eucalyptus, de pis et de tamaris. En Dialecte, Agadir signifie grand grenier
collectif . Autrefois, le port était reconnaissable depuis la mer par un fortin
placé en hauteur et faisant office de grenier pour la communauté alentour.
Un essor très tardif
L'histoire d'Agadir est parsemée de coups du sort. En 1760, la fermeture du port
au trafic européen, commanditée par les Alaouites, et l'ouverture, à quelques
centaines de kilomètres de là, d'un port concurrentiel, celui d'Essaouira, fut
sans doute l'un des plus désastreuses, à tel point qu'au tout début du 20ème
siècle, la population d'Agadir était inférieure à 1000 habitants. L'essor sera
tardif. Il faut attendre les années 1930 et l'arrivée de l'aéropostale à Agadir,
pour voir l'activité économique se développer à nouveau. L'agriculture et la
pêche, premières sources de revenus, contribueront à l'aménagement d'un grand
port. C'est la naissance des conserveries et l'on ne sait bientôt plus qui
d'Agadir ou de Safi ravira le titre de premier port sardinier du monde. Revoir
ce paragraphe et vérifier ces informations avec un historien avec les dates
précises .
1960 : un tremblement de terre détruit une partie de la ville
Le 29 février 1960, à 23 h 47, un violent tremblement de terre ravage une partie
de la ville. Quinze seconde ont suffit à anéantir tous les efforts des décennies
précédentes. Plus de quinze mille personnes trouveront la mort dans le séisme et
la majorité des habitations sera détruite. " Si le destin a décidé de la
destruction d'Agadir, sa reconstruction dépend de notre foi et de notre volonté
" déclare alors le roi Mohammed V. Deux ans plus tard, la ville renaît sur la
base du respect des normes antisismiques.
Un poumon économique
Capitale du Souss et poumon économique du grand Sud marocain, Agadir s'appuie
sur trois grandes activités économiques : la pêche, l'agriculture et le
tourisme. Agadir, qui compte 200 000 habitants, est une ville moderne qui
rayonne sur tout le Sud du pays.
Source : GRIT



