Actualité Maroc: M. F. Fihri: Nous refusons toute exploitation politique de la justice espagnole

Posté par: Visiteursur 03-11-2007 23:19:09 2075 lectures Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Taieb Fassi Fihri a souligné, vendredi soir, que le gouvernement marocain "refuse toute exploitation politique de la justice espagnole", suite à l'information rapportée par la presse espagnol faisant état de l'ouverture d'une enquête par le juge Baltazar Garzon contre des personnalités marocaines.

"Le gouvernement s'√©tonne de la co√Įncidence de cette affaire avec les d√©veloppements positifs que conna√ģt le dossier de notre int√©grit√© territoriale au niveau des Nations Unies et l'accueil favorable dont fait l'objet l'Initiative marocaine d'autonomie des provinces du Sud, sous souverainet√© marocaine, qui contraste avec l'intransigeance des s√©paratistes et leur volont√© de faire avorter le processus de n√©gociations actuel", a relev√© le ministre devant la Commission des Affaires √©trang√®res, de la d√©fense nationale et des affaires islamiques √† la Chambre des repr√©sentants.


M. Fassi Fihri a réitéré, à cette occasion, le refus total du gouvernement de SM le Roi des accusations infondées de prétendus génocides ou crimes contre l'humanité, rappelant que ces expressions renferment des concepts spécifiques et précis en matière de droit international humanitaire. Il a, dans ce sens, rappelé qu'aucune organisation internationale, ou institution des droits de l'homme marocaine ou internationale n'a jamais proféré de telles accusations contre le Maroc.

Lors de cette r√©union, √† laquelle ont notamment pris part Mme Latifa Akherbach et M. Ahmed Lakhrif, secr√©taires d'Etat aupr√®s du ministre des Affaires √©trang√®res et de la coop√©ration, M. Fassi Fihri a fait remarquer que l'objectif derri√®re le recours √† de tels proc√©d√©s, qui co√Įncident, qui plus est, avec la visite au Maroc du prince Felipe de Bourbon, √©tait de donner un √©cho m√©diatique √† ces accusations.

Il a rappelé que des ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume, soutenus par des associations et différents milieux, avaient déposé plainte, le 14 septembre 2006, contre 32 marocains auprès de l'audience nationale pour de prétendus "crimes contre l'humanité, génocide et torture".

Et de poursuivre que concomitamment √† la tenue de la r√©union de haut niveau entre les gouvernements marocain et espagnol en mars 2007, l'audience nationale a enregistr√© cette plainte √©trange et infond√©e, notant que la liste soumise au juge d'instruction espagnol contenait des noms de personnes qui n'avaient pas encore, au moment des "faits" qui leur sont reproch√©s, atteint l'√Ęge de la majorit√©. Ceci, a dit le ministre, d√©montre encore une fois que ces all√©gations ne reposent sur aucune logique et qu'elles ont √©t√© mont√©es de toute pi√®ce par les s√©paratistes et leurs complices, ce qui d√©montre clairement l'exploitation politique de cette pseudo affaire.

Le gouvernement marocain avait alors entrepris des démarches auprès de l'exécutif espagnol en attirant son attention sur le caractère dangereux de l'exploitation de la justice espagnole à des fins politiques de bas étages servant ainsi les intérêts des séparatistes et de leur principal soutien, a rappelé le ministre.

M. Fassi Fihri a également rappelé que l'ambassadeur de SM le Roi à Madrid avait, dans le même cadre, entrepris des initiatives auprès du ministère espagnol de la justice, déplorant le manque de réactivité de la partie espagnole qui arguait le principe d'indépendance de la justice en laissant entrevoir, tout de même, sa volonté de tempérer. Il n'en reste pas moins que le gouvernement marocain est resté sur ses gardes pour parer à tout développement inattendu, a dit le ministre.

Le même groupe, soutenu par des milieux hostiles au Maroc et à son intégrité territoriale, est revenu à la charge ces dernières semaines en agitant ce dossier, a-t-il dit, déplorant que le juge Garzon ait décidé de donner suite à la plainte.

Toujours dans la s√©rie des co√Įncidences √©tranges que nul n'ignore, les milieux des s√©paratistes ont colport√© l'information selon laquelle le nombre des disparus, objets de ladite plainte, est de 500, a indiqu√© M. Fassi Fihri, relevant qu'il s'agit l√† du m√™me chiffre que les s√©paratistes et leurs complices n'ont cess√© de ressasser devant les organisations internationales et les ONG.

Et de relever que ce chiffre n'a, d'ailleurs, jamais été reconnu par le comité international de la croix rouge, ni par le groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées, ce qui démontre que le dossier soumis à la justice espagnol fait partie des manoeuvres ourdies par le polisario et l'Algérie.

Le ministre a rappelé enfin le travail gigantesque accompli par l'Instance Equité et Réconciliation qui s'est focalisé sur l'examen de tous les dossiers de violations présumées des droits de l'homme au Maroc entre 1956 et 1999, dans les différentes régions du Royaume, y compris les provinces du Sud.

Le travail de cette instance, a-t-il dit, est devenu un exemple √† suivre, ainsi qu'une r√©f√©rence gr√Ęce √† la reconnaissance dont il a fait l'objet de la part de gouvernements et d'organisations gouvernementales et non gouvernementales, soulignant que le Maroc est fort de ses institutions dans un Etat de droit et n'a de le√ßon √† recevoir de personne dans ce domaine.

MAP