Actualité Agadir et région: La musique amazigh à l'Institut français d'Agadir

Posté par: Visiteursur 19-09-2007 00:11:08 1688 lectures Après la pianiste japonaise,Hiroko Tani et en partenariat avec l'Association Anir,le chanteur amazigh,M'barek Ammouri animera la deuxième soirée des Nuits du Ramadan à l'Institut français d'Agadir,le mercredi 03 octobre 2007,à 20h 30.

M'barek Ammouri, qui est originaire de la région de Taroudant où il est né en 1951, a grandi et fait ses études dans cette ville.


En 1975,ils sont six jeunes amazighs à avoir constitué le groupe «Ousman» à Rabat. Ses quelques années de succès vont le mener sur les scènes européennes où il multiplie les concerts. Malheureusement,ce pionnier des groupes de musique amazighe à l'époque disparaît en 1979 et Ammouri poursuit sa carrière artistique en solo.Peu de temps après,il enregistre son premier album.

Tout au long de sa carrière,M'barek Ammouri ne cesse d'explorer et d'innover les rythmes traditionnels et modernes de la musique amazighe.Il interprète les textes de grands poètes contemporains amazighs tels que le regretté Ali Sidki Azayko,Mohamed Moustaoui, Brahim Akhiyat, etc.

Il est considéré comme le rénovateur de la chanson amazighe marocaine actuelle. L'identité amazighe, l'amour, l'errance et l'exil,sont ses thèmes de prédilection.En 1985,il a obtenu le troisième prix au Premier Festival de la chanson marocaine à Mohammedia en interprétant un texte de l'un de ses poètes préférés, Ali Sidki Azaykou.Ammouri aura donc été le premier chanteur amazigh à se faire accompagner d'un orchestre moderne. Sa dernière collaboration avec Ali Chouhad,chanteur et pète du groupe Archach,a eu du succès auprès d'un large public.Rappelez-vous :"Tayyuga" , "Talalit n wussan", "Mamenk ur yalla", "Talalit", "Urti n lluz", "Taghlaghal" ou encore "Adjar n tudert".

Édité en 2006 avec le soutien de l'Association du Festival Timitar,son dernier album « Afulki »,qui est sorti en marge de la troisième édition du Festival a été très bien accueilli par ses nombreux fans.

Libération