71,4% de jeunes Marocains trouvent que les sources d’accès à l’information seraient dominées par l’Internet en 2030, selon une enquête réalisée par le Haut Commissariat au Plan (HCP).
L’enquête, qui a concerné un échantillon de 1971 jeunes Marocains, relève une grande ambition en termes d’insertion sociale, précisant que 74% aurait, à cet horizon, un statut de cadres supérieurs et 23,2% de cadres moyens.
Par ailleurs, la vie active de 65,2% des personnes enquêtées se déroulerait au Maroc, alors que 36,3% se voient vivre à l’étranger, note l’étude, dont les résultats ont été présentés par le Haut Commissaire au Plan lors d’une conférence-débat en juillet 2006.
Sur le plan national, l’attention de 29,3% des enquêtés est focalisée sur les questions sociales avec une forte prédominance des questions liées au développement humain, celles-ci étant marquées, en particulier, par de nettes performances en matière de lutte contre l’analphabétisme, le chômage et l’habitat insalubre entre autres.
Les questions politiques, quant à elles, sont fortement présentes dans 23,5% des réponses avec une prédominance des questions liées à l’intégrité territoriale (9,4%) et aux relations avec l’environnement régional et international, souligne l’enquête.
Les questions économiques sont au centre de 17,7% des réponses, les sciences et les technologies de 12,9% et le sport de 10,3%.
Dans l’ensemble, la vision des jeunes est “largement optimiste” pour leur pays qu’ils perçoivent en plein essor, voire comme une grande puissance économique, technologique et militaire, indique l’enquête, précisant que c’est le cas des trois quarts de la population enquêtée.
Cependant, 10,9% ont une vision plus mitigée et 6,2% une vision bien pessimiste, souligne l’étude, notant que pour les premiers, le Maroc continue à affronter les mêmes problèmes et pour les autres la situation serait, plutôt, détériorée.
A l’inverse de la perception au niveau national, la situation internationale, telle qu’elle ressort des titres des médias imaginés par la catégorie des jeunes concernée, est d’une rare complexité.
Elle “semble fortement influencée par l’impact des événements qui agitent le monde actuel et le poids du rôle que les grandes puissances y jouent”.
C’est ainsi que 25% des réponses traduisant un regard négatif sur l’évolution du monde et le rôle joué, notamment par les Etats-Unis. Il n’en reste pas moins que 12% des réponses renvoient à un monde moins inégalitaire, multipolaire et vivant en paix.
Le monde arabo-musulman, quant à lui, est au centre de 32,7% des réponses et jouit d’un préjugé favorable en ce qui concerne sa situation en 2030, où il aurait trouvé son unité et réalisé une forte avancée en termes économique et politique.
MAPF