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Actualité Agadir et région : Le fort d'Aglagal, sur les traces du Cheikh Essaâdi à Agadir
le 29/4/2014 4:05:05 (1430 lectures)

Rares sont les Gadiris de souche, et rarissimes encore sont les nombreux visiteurs et amoureux d'Agadir, qui savent qu'il y a plusieurs siècles, cette terre n'était point un "waste land", mais que s'y dressait une forteresse redoutable, une école réputée, et que s'y sont livrées de farouches batailles.

"Vas-y doucement, regardes du côté gauche, arrêtes-toi ici, et jette un regard du côté droit. Ici, tu n'as pas le droit d'aller vite!", c'est en ces termes secs, mais enrobés d'un humanisme profond, que le jeune Ahmed, accompagnateur de la MAP, dessinait avec rigueur et rudesse les contours d'une plongée, à la fois pénible et passionnante, dans les méandres historiques d'une ville qui, en apparence seulement, n'affiche pas plus de 70 ans d'existence.


Avec la même rigueur, la même sévérité de ton, Ahmed poursuit ses sommations sèches: "Vas-y doucement, arrêtes-toi ici. Tu vois cet arganier là-haut? Tu dois grimper toute cette crête rocheuse et escarpée pour voir les vestiges du fort d'Aglagal, là où fut assassiné un des illustres fondateurs de la dynastie sâadienne, Cheikh Mohamed Essâadi" (1540/1554) .

Or, rien au premier abord ne laisse présager que le petit village d'Agard, juché derrière une forêt d'argan touffue au pied du Haut-Atlas, à 12 km seulement au nord-est d'Agadir, abritait autant de mystères, quoique l'on sache que la région dispose d'une école traditionnelle et d'une mosquée presque millénaire d'où émanent des fragrances de dévotion, de spiritualité et des fragments d'histoire.

Un chapelet de douars
Traversée par un important réseau routier le long de la route menant via Azrarag vers la commune de Drarga à l'est d'Agadir, la zone est en effet émaillée d'un chapelet de douars et d'anciennes habitations disposant quasiment toutes d'un lieu de culte ou d'une école coranique.

Dans "L'encyclopédie du Maroc", Ahmed Bouchareb écrit que ce fort d'Aglagal, dont ne subsistent plus aujourd'hui que des vestiges à peine visibles, est le lieu dans lequel les Sâadiens durent se retrancher en 1515, après que les Portugais eurent cessé de poursuivre les combattants, dans le sillage d'une grande expédition militaire ayant débouché sur leur défaite et la mort de nombre de leurs alliés.

Pour Houcine Affa, ancien doyen de la faculté de Chariâa d'Aït Melloul et chercheur dans l'histoire de la région, ce fort, dont le nom amazigh renvoie à "la montagne pierreuse", aurait été fondé sous les Almoravides, au moment où Youssef Ibn Tachfine cherchait à assurer la protection des routes commerciales contre les attaques des tribus Masmouda.

La même forteresse a été prisée par les moudjahidines, alliés des chorfas sâadiens: ils y affluèrent en nombre au moment où ces derniers lançaient la guerre sainte contre l'occupation portugaise du fort d'Agadir et des autres présides occupés.

Le chercheur soutient que les Sâadiens ont combattu les Portugais à partir d'Aglagal dès 1536, à coups de sorties conjuguées au renforcement de leur fort en construisant notamment une muraille et des tours équipées de 40 à 50 mortiers orientés vers le fort de "Founty" ou vers d'autres installations coloniales de la ville, avant sa libération définitive en 1541.

Une tête coupée
Mais quel rapport entre Aglagal et la mort de Cheik Mohamed Essâadi? L'historien Mohamed Sghir Al Ifrani raconte, avec moult détails, sur les circonstances de l'assassinat du Chérif, abattu en milieu de la nuit, alors qu'il faisait escale à la forteresse d'Aglalgal sur le chemin de Marrakech, par quatre personnes qui lui avaient prêté allégeance, plus tôt, à Taroudant.

Les assassins perfides lui ont coupé la tête et se sont enfuis avec leur "trophée" vers Sijilmassa, puis vers Alger d'où ils ont gagné la Porte Sublime à Istanbul, capitale des Ottomans à l'époque, reprend Houcine Affa, précisant que "c'est bel et bien ici que Mohamed Cheikh Essâdi a été assassiné avant que sa dépouille ne soit transférée, sans tête, à Marrakech pour y être inhumée".

Pour M. Affa, auteur d'un livre à paraître prochainement sous le titre "Mesguina, la porte du Souss", cette thèse est confortée par la position géographique de cette région: "toutes les caravanes provenant du Sahara chargées d'or et d'autres matières précieuses traversaient la région de Mesguina, l'unique passage à travers les montagnes de l'Atlas à côté de Sijilmassa à l'est".

Importants flux humains
Il relève que cette zone, habitée par les tribus d'Aït Abbas, Aït Takoute et Aït Al Kablat, a été traversée depuis fort longtemps par d'importants flux humains, comme en témoignent les vestiges des Almoravides. Ainsi, à environ mille mètres à vol d'oiseau du fort d'Aglagal, se dresse la mosquée de Timezguida Ougard, un lieu de culte entouré d'un impressionnant cimetière sâadien et de deux sépultures curieusement orientée vers le Sud.

Pourquoi encore cette orientation? Mohamed Bayri, un acteur associatif, fait observer, en se basant sur la tradition orale, que cette orientation était due à l'emplacement erroné du mihrab almoravide, qui ne cadre pas avec le mihrab de la mosquée sâadienne.

Il note que certains racontent même que les dépouilles étaient inhumées dos au sol et pieds vers la kibla, dans l'espoir de ressusciter, le jour du Jugement dernier, dans cette posture.

Faisant peu de cas de cette "interprétation populaire", M. Affa souligne que ce mihrab est ainsi orienté à l'instar de plusieurs mosquées érigées par les Almoravides dans le sud (au moins 11), du fait que ces derniers s'en tenaient au sens apparent d'une tradition prophétique selon laquelle le Prophète Sidna Mohammed aurait répondu à ses disciples, au moment de la fondation de la mosquée de Médine, "qu'entre l'est et l'ouest, il y a kibla".

De son côté, Haj Abdallah, un des vieux habitants d'Agard, fait observer que le cimetière attenant à cette mosquée est petit, comparé aux autres cimetières qui s'étendent sur des superficies de plusieurs hectares, du côté droit de la route, tout en déplorant au passage l'abandon et l'oubli qui menacent ces sites.

A ce propos précisément, Omar Affa, frère de Houcine Affa et professeur d'histoire à la faculté des lettres de Rabat, écrit que Timezguida Ougard se distingue par ses constructions qui diffèrent des habitations locales: elles ont été édifiées selon le style architectural sâadien. Quant aux tombeaux appelés par la population "Tissâadiyine", certains portent des ornements, ce qui laisse supposer, pour l'historien, que ces sépultures sont celles de princes sâadiens.

Un cimetière pour Moujahidine
Le chercheur poursuit que le cimetière attenant à cette mosquée, la plus ancienne et la plus proche du littoral atlantique vers le port d'Agadir, recevait les dépouilles des moudjahidines tombés au champ d'honneur lors des batailles menées par les Sâadiens contre les Portugais pour libérer le fort d'Agadir (1505/1541).

Une théorie justifiée, selon lui, par l'immense étendue de ce cimetière, incontestablement disproportionné par rapport à la population de cette région, sachant que les tribus de Mesguina ne comptaient pas plus d'un millier de foyers (moins de 3.000 âmes) à la fin du 19e siècle.

Abondant dans le même sens, Houcine Affa signale que ce nombre impressionnant de tombes à proximité de la forteresse d'Aglaga et du village d'Agard -d'où partait la plupart des expéditions militaires contre les Portugais-, ne peut s'expliquer que par le nombre élevé des morts tombés dans la guerre contre les Portugais et, plus prosaïquement, dans les batailles que se sont livrées ensuite Mohamed Cheikh et son frère Al Aâraj après la prise d'Agadir en 1541.

Le fort d'Aglalgal est, depuis, tombé en ruines, hormis quelques vestiges: la population s'est déplacée vers le port d'Agadir.

Mais l'école d'Agard n'a pas dérogé, entretemps, à sa mission scientifique puisqu'elle a continué à rayonner tout au long de l'époque sâadienne, bien avant la création d'une école similaire dans le village voisin d'Ighlane au sud-est.

h24info.ma

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